
Née en 1976 à Metz. Elle vit et travaille à Nice.
La Jeune fille et la mort.
Ce n’est pas sans ingénuité que Florence Obrecht construit son univers. Elle donne en effet existence à des rêveries et à des fantasmes d’adolescentes sans chercher à cela de justification intellectuelle — ou tout au moins, sans laisser percer dans ses ?uvres le fait qu’il puisse y en avoir.
Or c’est justement cette innocence, feinte ou réelle (et sa force, c’est qu’on ne parvient pas à savoir ce qu’il en est vraiment), qui donne leur charme étrange aux ?uvres.
On est en effet confronté à des jeunes filles qui, telles des sirènes, nous attirent par leur grâce ou par leurs provocations. Déployant tout un attirail romantique et rock, glamour et gothique, elles cherchent à nous entraîner dans leur monde.
Celui-ci s’élabore sur des supports variés : peinture, dessins, objets, vidéos, installations. Ce qui signifie que nous ne disposons que de deux choix possibles : soit la résistance totale, soit l’abandon complet à l’imaginaire qui s’ouvre devant nous.
Anne Malherbe (extrait), 2008
2008-04-22 - Des corps décorent
Exposition personnelle du 22 avril au 22 juin 2008
Au Centre d'Art Contemporain d'Istres.
lien Internet : www.istres.fr/index.php?id=28